Katatjuta - mode éthique

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dimanche 27 mai 2007

Katatjuta - mode éthique urbaine et élégante : la fin avant un renouveau

En 2004, naissait l'idée de Katatjuta : une mode urbaine, chic et élégante, utile pour celles et ceux qui ont besoin de vêtements de "représentation", pour la job, pour le bureau, tout un univers contemporain pour la femme et l'homme occidentaux.

Après plusieurs mois de recherche de filière, et devant la complexité et la structuration du secteur, ce projet en cours de développement revient à son stade de projet en stand-by.


Sans doute trop tôt, trop peu viable pour le moment, et qui aura nécessité pas mal d'énergie pour se développer. Un projet comme celui-là ca se développe avec des associés forts et tout aussi motivés, avec une équipe soudée, ce qui est très difficile à porter en solo.

Xavier, ex-Naskigo, en a fait les frais avant moi, et m'en avait bien parlé il y a quelques mois.


C'est donc une page qui se tourne pour ce projet.

A très bientôt en ligne, et surtout hors ligne.

Tous mes remerciements à :

Xavier

Rachel

Annick

Thérèse

et tous les autres qui m'ont aidé à formaliser, développer, et commencer à concrétiser cette marque et les collections.

lundi 30 avril 2007

De l'éthique de l'entreprenariat éthique et solidaire

Créer une entreprise, gérer un projet de bout en bout, se sont généralement le même type de problématique : réaliser et accomplir un projet professionnel. Entreprendre d'un point de vue éthique et solidaire, ou tout du moins mener à bien un projet d'entreprise pratiquant un marketing éthique, écologique, équitable et solidaire, c'est satisfaire d'une certaine manière une ambition qui dépasse largement les besoins de l'ego. C'est d'abord satisfaire une ambition professionnelle et personnelle, c'est aussi "réaliser ses propres rêves", mener à bien son projet avec sa propre éthique. C'est encore se dépasser tout en conservant le sentiment du champ d'action disponible devant soi.

Enrreprendre, c'est mettre en oeuvre sa propre liberté d'action sur un terrain, bénéficier d'une grande liberté d'action face à une hiérarchie. La contrepartie de cela est d'avoir à construire à côté des personnes qui n'y croient pas, à côté des petits penseurs de la réussite ambitieuse", voire parfois contre celles et ceux qui freinent par peur de l'inconnue, synonyme pour eux de l'échec, de la perte et de la décadence financière et relationnelle. Il est vrai que les médias relatent de nombreux cas d'échecs. Pour autant, faut-il attendre que d'autres fassent - ou pas - ce que vous considérez comme un projet innovant, éthique et d'intérêt général ?

L'entreprise éthique est selon moi un aboutissement du comportement responsable dans sa globalité. Mettre en oeuvre un projet éthique et d'intérêt général, tout en faisant passer ses clients, les consommateurs, dans un autre champ d'activité, différent de la consommation conventionnelle. C'est aussi leur faisant passer des messages pour un monde meilleur, et pas forcément pour plus de consommation, mais bien pour une meilleure consommation, chargée de sens.

Dernier point, et non des moindres, entreprendre en éthique, c'est s'entourer de personnes militantes, convaincues, déterminées, encore plus que dans l'entreprise conventionnelle.

A la différence d'un projet d'entreprise conventionnelle, je n'ai pas l'impression que cela soit la fierté qui me porte, ma place étant humble dans cette société, mais plutôt le grand sentiment d'existence et de liberté. J'associe la fierté à l'ego, et donc à l'avoir. La liberté c'est être, être un acteur déterminé, proactif, ambitieux pour le bien de tous tout en cultivant son propre bonheur de créer du beau.

D'autres question se posent : entreprendre en mode éthique, en textile équitable, n'est-ce pas aussi générer une forme de tourisme professionnel, et pousser à un déséquilibre ? Car les producteurs de tissus et de vêtements éthiques sont plus souvent en Inde ou en Amérique du Sud, qu'en Ardèche. Certes cela représente une masse négligeable du tourisme, mais quand même : comment gérer cette situation paradoxale où l'on désire utiliser des matières nobles et de bonne facture, matières que l'on ne trouve pas nécessairement en France, donc qui viennent de loin, tout en conservant l'équilibre de la planète, c'est à dire sans générer de pollution, et je pense notamment l'usage de l'avion.

Compenser carbone, c'est à dire rétribuer un fond d'ONG ou faire un don à une association pour planter ou replanter des arbres dans les zones sinistrées par l'activité de l'Homme, et rendre prisonnier le CO2 dans les masses de bois ainsi générées, est-ce là la véritable solution pour préserver notre environnement de vie ? Certes mes propos sont parfois un peu simplifiés et extrêmes, mais ces questions ne méritent-elles pas d'être posées et approfondies ?

S'ouvrir avec respect et écoute aux autres formes de vies, aux autres cultures, a toujours été bénéfique pour chacque être. S'ouvrir c'est aussi être cohérent dans son projet d'entreprise éthique, c'est faire corps avec le projet, gagner en épaisseur, se distinguer, communiquer avec aisance et facilité sur son projet sans langue de bois. C'est incarner une présence forte, être à l'aise et déterminé, montrer que l'on y croit "corps et âme", communiquer par le non-verbal, être consistant sans mettre en avant son ego.

Récemment, sans vouloir faire de hors sujet, les 2 candidats ont été analysés par plusieurs citoyens intéressés. Ce qu'il en ressort pour l'un comme pour l'autre c'est qu'ils sont inconsistants et qu'ils n'y croient pas : récitation avec anti-sèche, ou bien communication non-verbale opposée au discours. Un grand enseignement pour la suite de la vie de la République !

Pour autant la personnalité est sans doute plus importante que la technique, et c'est là que l'éthique d'un projet éthique prend son sens : être en accord avec son projet, c'est le rendre plus performant et l'amener vers une forme de réussite, briller sans personnalité et sans conviction, ou pire en mentant, c'est aller à la perte du projet. Les plus belles réussites de projets éthiques sont sans aucun doute celles des illustres inconnus, sujets à controverses mais toujours raccords entre leur être et le projet. Voyons par simples exemples Alter Eco ou Ideo, qui chacun dans leur secteur, avec de la persévérance, de la constance et de l'engagement montrent qu'une autre société occidentale, plus respectueuse, plus équilibrée, plus juste, est possible.

Lettre à Nicolas Hulot...

Cher M. Hulot,

Vous avez déclaré que vous ne vous prononceriez pas sur les candidats pour le second tour des élections présidentielles. Pourtant la différence de programme et d'ambition pour une politique écologiste est flagrante entre les deux candidats de ce second tour, et à la nette faveur de Mme S. Royal. Les différentes analyses des programmes proposés et des réponses apportées au Pacte Ecologique que vous avez initié (de L'Alliance, du MDRGF, ... : les candidats au banc d'essai...), sont unanimes : S. Royal a une politique écologique plus ambitieuse que celle de N. Sarkozy, qui se révèle de plus, être un des moins bons candidats sur la question.

Pour de nombreux électeurs, et en particulier pour les 731 443 signataires du Pacte Ecologique, l'écologie sera une composante déterminante du vote. Ils doivent savoir que les programmes des deux candidats ne se valent pas sur cette question, que le meilleur est celui de S. Royal et que celui de N. Sarkozy est parmi les plus mauvais programmes proposés dans cette campagne. Se taire, c'est aller à l'encontre de l'objectif du Pacte Ecologique, c'est à dire de faire rentrer au mieux l'écologie dans la politique qui sera menée pendant les 5 prochaines années, qui seront, comme vous le dîtes, décisives.

Je n'ai pas choisi d'entrer dans le militantisme par simple opportunité. Notre Terre-Mère souffre de l'inconscience humaine. Faisons en sorte de prouver que notre conscience collective, dont vous êtes l'un des porte-parole reconnu, sera plus forte que les idéologies primaires de certains décideurs ou politiques français.

Un signataire du Pacte Ecologique Mike METZ

;-) Et évidemment, si d'autres signataires du Pacte Ecologique sont d'accord avec moi, qu'ils n'hésitent pas à relayer le message ! Parce qu'après, on en prend pour 5 ans. Et 5 ans de politique anti-environnement, ca sera le n-ième choix catactrophique qui fera basculer notre planète dans un climat absolu de désastres.

vendredi 27 avril 2007

cherche fournisseurs de tissus, de textiles, et ateliers de fabrication

Dans la réflexion que je mène, et qui est aussi utile au projet de Thérèse (oui, promis, bientôt une interview de cette personne discrète et engagée... :-) ), je recherche plusieurs métiers, compétences et structures.

D'une part car un projet entreprenarial éthique et équitable ne se fait pas seul, d'autre part car il y a un vrai besoin.

Pour le moment, s'il s'agit de premières prises de contact, il s'agit aussi de trouver la ou les perles rares, qui sachent travailler des tissus et des textiles bio/éco de manière équitable, mais aussi qui le fassent avec une qualité occidentale (très bonne tenue des cols et des manches de chemises, qualité de couture, tissage de bonne facture, avec par exemple du double retors qui en soit, et pas un ersatz qui trompe le consommateur... etc.).

Vous voyez le tableau : vaste et ambitieux projet, vous disais-je !! :-)

Je recherche bien sur des fournisseurs de textiles bio avec des armures de qualité vous l'aurez compris : coton, chanvre, soie, lin, ... je ne veux pas limiter pour le moment de ce côté là.

Attention : la qualité doit être au rendez-vous sans pour autant que cela soit synonyme de luxe. Pour autant l'armure, le mode de tissage, et la longueur des fils de base seront déterminants pour obtenir des produits de bonne qualité et à coût acceptable pour le consommateur éthique final :-)

Au-delà, ce sont les techniques de colorisations naturels qui m'importent, bien sur. Là encore, les produits chimiques et autres traitements non naturels ne seront pas acceptés. Comme vous le savez par exemple, la viscose de bambou est fabriquée via des traitements chimiques lourds et avec des conséquences négatives sur l'environnement... :-(

Dernière étape, comme il s'agit de confection de qualité, cela signifie ateliers de fabrication avec des équipements adéquats. Pour les produits de base (t-shirt, débardeurs, tops, etc.), les machines simples suffisent. Beaucoup plus complexe et couteux pour fabriquer pantalons, robes ou vestes de costumes...

Avis aux amateurs éclairés : annonce passée pour celles ou ceux qui connaissent du monde dans la partie :-)

mercredi 25 avril 2007

Quinzaine du commerce équitable 2007

Comme l'ont si bien dit avant ce blog Julie de Made in Ethic, ou Violette chez Mademoiselle Bio, l'actualité ca n'est pas que l'élection présidentielle ...

Du 27 avril au 13 mai 2007 aura lieu la quinzaine du commerce équitable pour la 7e fois. Cette manifestation est l'évènement annuel pour l'ensemble des acteurs du commerce équitable, un commerce plus respectueux de l'Homme et de son environnement. Partout en France et sur le web vous pourrez retrouver les nombreuses initiatives et entreprises mises en oeuvre afin de sensibiliser le grand public aux enjeux économiques, géopolitiques et humains du commerce équitable. Pratiquer le commerce équitable, c'est respecter son prochain et son environnement de vie, mais aussi préserver sa planète pour les générations futures. Le commerce équitable nous encourage tous, et chacun à notre niveua, à consommer juste et durablement.

Rendez-vous à la quinzaine du commerce équitable 2007 ou au forum national du commerce équitable, les 27 et 28 avril 2007 pour celles et ceux qui peuvent.

Recherche styliste-modéliste éthique

oui ca commence comme ça les annonces, et de fait, c'est une vraie annonce de recherche. Ca n'est pas encore pour un emploi, ca viendra en son temps. Katatjuta pour le moment est un projet en cours de développement, et pour cela il a aussi besoin de compétences. A chacun les siennes. Pour la création des modèles du projet Katatjuta, il me semblerait équilibré, vu l'échange rapide et généreux que j'ai eu hier avec Rachel Liu (Idéo), qu'un ou une styliste-modéliste soit présent. On peut aussi être modéliste sans connaître le métier de styliste, et être dans la mode ou le prêt à porter depuis 20 ans. Ca aide quand même un peu de passer 20 ans dans le secteur :-) Créer des vêtements demande de sérieuses compétences que je n'ai pas, voilà pour l'annonce. Avis passé aux amateurs donc !

Bonne journée à toutes et tous

mardi 24 avril 2007

The first time I met Rachel...

Plus d'infos bientôt - stop - en speed - stop - pas fini un storyaboard et une bande son pour des personnes qui nous veulent du bien - stop -

Longue vie à tous !

- stop -

lundi 23 avril 2007

Démarrer petit en commerce équitable, mais démarrer avec des vêtements éthiques tout de suite

Premier point : Thérèse (voir un post précédent) a besoin d'aide pour créer sa ligne de vêtements. Ses compétences de modéliste et son expérience de 25 ans doivent être utilisées à cette fin.

Deuxième point : Je désire avant tout répondre à un besoin, où les produits existent très peu sur notre Terre Mère (à ce que j'ai vu, il y en a des très conventionnels dans les coupes et coloris au Canada chez Rawganique par exemple et au Royaume-Uni), et vraiment pas en France (ou alors ils sont cachés). Donc il y a une opportunité éthique à saisir réellement.

Troisième point : concilier un équilibre entre vie pro et vie perso, avec un planning modulaire (ce qui ne veut pas dire 4 heures de travail par semaine, mais plutot une organisation que l'on peut soi-même gérer, donc prévoir, anticiper, projeter).

Quatrième point : La démarche de Thérèse rejoint la mienne, dans le sens où je fais partie des personnes qui cherchent des vêtements citadins éthiques, élégants et joyeux, et en plus ma curiosité et mes compétences en marketing vont dans le sens de sa création de vêtements.

Reste un 5e point à traiter : gommer suffisament les egos (même si j'ai l'impression que le mien est très faible, il existe encore) pour créer de la valeur et de l'expérience, et faire avancer un beau projet de textile éthique.

Solutions ? - pour elle, démarrer (vite) la création d'une collection et d'une ligne, à partir des échantillons qu'elle vient de recevoir - pour moi, l'accompagner et l'aider tout en préservant suffisamment d'énergies et de temps, et en sauvegardant mes propres envies

Belle et heureuse journée à vous tous !

Vaste programme... A suivre... :-)

samedi 21 avril 2007

Un salon de thé éthique et bien agréable... Féé Mini Thé

Cette semaine, je suis passé dans un nouveau salon de thé, ouvert de puis 3 semaines. Un salon de thé éthique, autant vous le dire tout de suite, il n'aurait pas pu être autrement. Le sujet est un peu ... mmmh... "hors sujet" ? mais bon

Il s'agit de Féé Mini Thé, tenu par une (deux ?) jeunes femmes sensées, sensibles et agréables : Anais et Sandy

Féé Mini Thé

:-)

Leur formule ? bio (souvent), équitable (suvent aussi), végétarien et/ou végétalien (ce qui me convient très bien, bien que je consomme de la viande de temps à autre). Féé Mini Thé se situe au 25 boulevard du temple, dans le 3ème arrondissement de Paris, métro république ou filles du calvaire.

Féé Mini Thé

Ces deux jeunes femmes viennent de démarrer, pour autant le choix des plats est suffisant et alléchant. De plus, contrairement aux entreprises qui confondent bio et luxe (oui on peut consommer bio sans gagner 10.000 euros par mois... :-), la formule de Féé Mini Thé n'est pas chère : de 8 à 12 euros pour un repas biologique et/ou équitable, avec des saveurs et des odeurs fantastiques (les thés et autres infusions sont superbes et quasi-divines).

en plus, il y a des événements prévus, des oeuvres d'art exposées avec un planning déjà chargé, des concerts de temps à autre, et des livres à disposition... Un lieu qui alimente l'esprit, le coeur et le corps : quelle beau programme holistique pour celles et ceux qui en cherchent sur Paris !

Féé Mini Thé

Féé Mini Thé

tous rendez-vous chez Féé Mini Thé !!

mercredi 18 avril 2007

Premier rendez-vous avec une modéliste... et un peu par hasard.

voilà un premier rendez-vous de passé.

J'y suis allé un peu "comme ca", les mains dans les poches, d'abord pour voir les produits qu'elle vend dans sa boutique. De biens jolis produits, et surtout de chez Azimuts Art Népal, ce qui n'est pas courant, surtout dans de telles quantités.

Thérèse, pour celles et ceux qui la connaissent, tient un endroit fort sympathique, vivant et accueillant, dans le sud parisien. Une petite boutique où il y a encore énormément de travail.

Une amie à elle, Lila, l'aide de temps à autre, mais apparemment cela ne suffit pas. Les contraintes de certains créateurs connus dans le commerce équitable textile sont semble-t-il assez fortes, en tous cas c'est ce qui apparait.

Ses vêtements sont donc très jolis, les coupes d'Azimuts sont belles, les doublures ont bien progressé, bien que l'on ne soit apparemment pas encore sur du tissu en double retors, mais les fibres sont souvent biologiques, ce qui laisse une large place à un tissu vivant et agréable.

De fil en aiguille, Thérèse m'a exposé sa démarche de modéliste. Elle a exercé pendant une vingtaine d'années chez certains créateurs en prêt à porter, elle connait bien le sujet donc. A l'origine elle voulait ouvrir sa boutique et créer ses propres vêtements, mais vu le temps que la création lui prend, elle n'a pas pu avancer dans ce sens.

De mon côté, je lui disais ô combien il était difficile de trouver des vêtements élégants pour femmes et pour hommes, dans un style citadin et de bonne coupe, des vêtements essentiellement pour les relations de travail : costumes, tailleurs, pantalons, etc.

De mon côté, avec une certaine expérience des missions de conseil et de marketing, et elle en tant que modéliste, peut-être y aurait-il finalement quelque chose à creuser, pour répondre à cette problématique et créer des tenues citadines gaies et dynamiques, sur la base de textile éthique...

Mais ca n'est pas tout... Affaire à suivre ;-)

mardi 17 avril 2007

Qui conçoit Katatjuta (partie 1) ?

salut, devant les bons conseils de Julie dans un échange par email pas plus tard qu'il y a pas longtemps (...), elle qui me disait "faut aussi parler de ton projet, de ton parcours", dont acte.

Alors voilà, à l'exercice du "qui-suis-je", pas bon je suis.

je vais donc commencer par un "pourquoi ?" qui est beaucoup plus intéressant à mon sens.

Pourquoi "Katatjuta" ?

Katatjuta (Olgas Mountains)Sans doute parce que c'est un nom qui me fait rêver, peut-être aussi parce que c'est un lieu magique ? Situé en plein centre de l'Australie, pas très loin somme toute d'Uluru, Katatjuta est un phénomène géologique. C'est aussi parce que c'est un terme qui résonne en moi. Comme dans beaucoup de langues aborigènes australiennes, les mots sont des sons. Ils sont, ils n'ont pas de graphie.

Peut-être un peu comme ce vers quoi je vais : être au service des autres, avec éthique et respect, avant d'avoir et de consommer à outrance, jusqu'à épuiser ma Terre Mère nourricière ?

La suite dans un autre post...

Qui conçoit Katatjuta (partie 2) ?

J'ai voulu par le passé m'investir dans des projets d'intérêt général. C'est donc assez naturellement que j'ai cherché du côté des associations. D'abord comme bénévole pour des structures locales (culture, formation), et puis comme salarié. Ensuite il y a eu les 18 mois au sein de Vaincre la Mucoviscidose, puis plus de 6 ans pour l'AFM, avec le Téléthon en fond sonore permanent.

Mais le réel intérêt général s'est révélé à moi à l'arrivée de mon premier enfant : Maël.

Aussitôt, j'ai compris que je ne pouvais pas continuer sur cette voie. La santé, la recherche médicale : oui, mais ca n'était plus mon coeur d'action.

Déjà depuis tout gamin j'aimais trainer dehors, aller voir mon grand-père dans son jardin.

Ce qui était enfoui est ressorti : pour ma part la défense de l'environnement était tout. Je me suis alors atelé à contacter diverses structures associatives, pour qu'un gros regroupement, une grosse fédération émerge, et que l'on soit plus forts ensemble plutôt que séparés. Mais de quelques semaines Greenpeace, le WWF, les Amis de la Terre, et bien d'autres, avaient pris aussi cette initiative et ont créés l'Alliance pour la Planète. Après la fondation de l'Alliance Terre et Environnement, avec mon entourage, nous avons donc naturellement rejoint l'Alliance pour la Planète.

Depuis lors, je représente l'Alliance Terre et Environnement au sein de l'Alliance pour la Planète, et m'engage dans chacune des réunions importantes. C'est un début mais ca ne suffit pas.

A ce jour, voyant avec mes autres activités la difficulté à trouver des vêtements professionnels agréables et bien coupés, j'ai décidé de travailler sur un projet de création textile éthique, social, alternatif et solidaire, qui soit innovant et puisse répondre à cette question : comment s'habiller éthique et élégant, avec des couleurs joyeuses et vivantes, tout en en faisant profiter les citoyens de son pays ?

Il n'y aura pas pour le moment de séries limitées (je le pense) comme chez les 2 garçons de Laspid ou chez Lafraise (pas vrai Sophie ?), mais des petites séries qui verront le jour et continuerons ou pas en fonction de leur réussite. L'objectif est aussi d'avoir des produits à des coûts qui ne soient pas prohibitifs, avec des rapports économiques, écologiques et sociaux équilibrés.

La réponse dans les jours et semaines qui viennent ici.

lundi 16 avril 2007

charte graphique et feuille CSS : en travaux

bah oui, je déteste ca, mais j'ai pas le choix pour tester l'évolution du CSS comme je veux, avec un bandeau en header qui soit beau... si quelqu'un sait comment faire sans tout casser, je prends... :-)

La forme de la marque : univers graphique et logo (concours !!)

L'univers graphique

Proche de Benetton dans la philosophie internationale, l’univers graphique de Katatjuta affirme avant tout son appartenance aux racines de la Terre. L’univers de la marque est doux et évoque le rêve, les éléments, l’équilibre, la Terre Mère.

La typographie (la ou les polices de caractères donc...)

- ronde, évoque la féminité, le style graphique aborigène d’Australie - utilise des soulignés pointillistes en surplus, évoquant pour ceux qui connaissent, l'art aborigène Australien (toujours)

quelqu'un a des idées ? je lance un concours de création graphique, pour le moment il n'y a rien à gagner, sauf ma reconnaissance et l'art du travail bien fait d'intérêt général (bah, oui, si vous croyez qu'on peut vivre tout de suite d'un business éthique en cours de création, c'est archi-faux... :-) c'est déjà tellement faux dans les projets de sociétés conventionnelles :-)p

Concevoir une marque de vêtements éthiques sans en révéler la nature... ni le caractère innovant... ? ;-)

Ouh la la... alors voilà une question épineuse : comment concevoir et parler d'une marque éthique, qui se veut avant tout ouverte et sociale, sans que l'on puisse (pour le moment) parler des produits en eux-mêmes ?

Des vêtements : quoi de plus banal ? des vêtements éthiques, issus du commerce équitable, c'est facile : on en connait déjà quelques-uns (Idéo, Kamakala, Naskigo, Les Fées de Bengale...). Et y a-t-il dans tout ce joli monde encore de la place ? Vus les évolutions sociétales et la place des questions d'éthique et d'environnement dans les médias, la réponse est sans équivoque pour moi : OUI !

Les filles d'Idéo se sont lancés en 2001, avec la plutôt belle réussite qu'on leur connaît. Alors pourquoi pas d'autres, sur des créneeaux esthétiques et innovants ?

Qui saurait dire comment on peut communiquer sur une marque éthique et solidaire sans en révéler la forme précise, c'est à dire en particulier les produits ? Faut-il effacer tous les repères de marketing conventionnel pour travailler sur du marketing éthique ?

Chacun des entrepreneurs éthiques part-il avec sa propre démarche, séduisante et novatrice, sans se soucier des normes ? c'est peut-être là la réponse d'ailleurs

Identité de marque éthique, sociale, alternative et solidaire

Identité de marque éthique, sociale, alternative et solidaire

Une marque différenciatrice et/ou novatrice ?

Marque novatrice par : - la création d’un concept qui précède une tendance de fond en France sur le marché du vêtement éthique, - un positionnement pédagogique porteur de sens, - une rupture en matière de communication (pas de publicité traditionnelle et coûteuse, utilisation de réseaux sociaux et du bouche à oreille).

Différenciatrice par : - un démarquage fort vis-à-vis des structures sœurs (« concurrence »), - des produits évolutifs qui demandent une certaine prise de risque, - une valeur ajoutée intrinsèque à cultiver et pérenniser.

Alors ... ? sur quel pied danser ?? :-)

quelles populations cibles en marketing éthique ?

En marketing conventionnel, on pourrait dire que c'est facile de définir des populations cibles. Qu'en est-il dans un système alternatif tout le temps en mouvement, tout est organique, le marketing alternatif est beaucoup moins simple. N'ayant que quelques années de vie, peu de points de repères existent, et c'est là tout l'intérêt de ce type de démarche...

Alors faisons un premier test :

Cibles prioritaires

(taille de marché, ou capacité d'influence sur les modes de commande)

 

         Définition

 

Les cibles prioritaires définies sont :

- les LOHAS et les Créatifs Culturels (15% de la population en France ?),

- les populations sensibilisées ou qui ont réfléchies aux causes d’équité et d’environnement, mais n’ont pas su, pu ou voulu faire un premier pas vers cet autre mode de consommation, ou qui n’ont pas trouvé ou vu de produits éthiques sur leur lieu d’achat habituel (25% de la population),

edit (remarque de Julie) :
- toutes les populations sont concernées par la mode éthique (Julie dit à très juste titre qu'il n'y a pas que les coeur de cibles qui font changer les choses, ca peut venir de tout le monde)

 

- zone géographique (par ordre de priorité) : Paris, Région Parisienne, France, Monde (web)

- secteurs d’activités : modèle commercial en B to C

- âge des clients : 25-40 ans

- sexe : hommes et femmes

- situation financière : revenu mensuel > 1.500 euros

- situation sociale : mariés ou en couple, avec ou sans enfants

 
Cibles secondaires

Il ne s’agit pas d’exclure les autres populations.
Alors... ca nous donne  des produits portés par la génération de cibles principales qui s’adresseront aussi aux cibles secondaires :

-         Traditionalistes (un quart de la population tournée vers le passé), au travers de produits d’apparence classiques et de grande qualité,

-          ... ?

marketing éthique : un marketing social, alternatif et solidaire pour tous pour une marque nouvelle ?

1. Définition de la marque

Une marque ancrée dans les évolutions sociétales, ancrée dans son temps :

-

vendredi 13 avril 2007

être ou avoir ?

questions d'entreprise du jour : - externaliser ou internaliser les missions de conseil pour son propre business ? - recruter un mercenaire pour gagner ou choisir une équipe de confiance pour durer ?

l'un n'empêchant pas l'autre bien entendu...

ceci étant dit, les blogs qui parlent d'entreprenariat ont sans doute raison de poser ce type de question, mais je ne sais pas ce qu'il y aurait à répondre...

quelqu'un a une idée ?

lundi 9 avril 2007

Katatjuta - mode éthique, écologique et équitable

bonjour à toutes et à tous,

Ce premier post pour vous dire que j'ai eu à porter ou gérer de nombreux projetsd'intérêt général. Aujourd'hui, j'ai choisi de lancer un nouveau projet d'entrepreunariat.

Le projet s’inscrit dans une démarche de développement d’activité sociale, alternative et solidaire, sous la forme d’un commerce équitable, éthique, écologique et sain, avec des produits naturels et biologiques.

Aouch !!! rien que ca ? ;-)

Ce projet est d’abord et avant tout une démarche qui m'est personnelle, dénuée de tout intérêt individualiste ou hiérarchique. Ce sont mes engagements profonds et spirituels qui y sont profondément ancrés, sans connotation sectaire ou exclusive.

Il s’agit d’un projet d’intérêt général, d’économie sociale, alternative et solidaire, telle que présentée succinctement par Antoine PILLET, dans son ouvrage « le marketing social et solidaire », aux éditions L’Ami (septembre 2006).

Depuis le début des années 90, une tendance sociétale de fond montre des comportements de citoyens et de consommateurs plus proches de valeurs fondamentales : ouverture sur le monde, écoute, respect, recherche de sens, éthique, pratiques alternatives, affirmation d’identité propre, consommation réfléchie, solidarité, prise en compte et investissement dans les questions sociales, droits des salariés.

Une grande partie de la population occidentale a pris conscience de la nécessite des 4 piliers fondamentaux de la vie : se nourrir, se soigner, s’abriter, s’habiller. Chacune et chacun des citoyens s’investit petit à petit dans une vie plus réfléchie et plus saine. Cela se matérialise par des pratiques et de consommations plus respectueuses, par le développement du commerce équitable, de l’agriculture biologique, d’aliments sains, d’incorporation de l’éthique dans les pratiques professionnelles et personnelles, de la formalisation internationale et politique du « développement durable ».

Pourtant les consommateurs sont aussi à la fois très proches des questions de développement personnel et de plaisir et de confort dans leur propres usages.

En 2000 et 2001, les aliments biologiques et le commerce équitable ont commencé à prendre une réelle place dans l’économie française (1% du commerce ?). Aujourd’hui, les 3 autres piliers fondamentaux (se soigner, s’abriter, s’habiller) prennent à leur tour place dans les pensées des citoyens et des consommateurs, et deviennent des phénomènes de consommation en vue. Pour autant, les circuits de distribution, ainsi que les produits et services en eux-mêmes sont encore très loin de s’imposer.

Dans le secteur vestimentaire alternatif en France quelques acteurs se sont positionnés dès 2001. Idéo, créateur et fabricant de vêtements éthiques, emploie aujourd’hui plus de 10 salariés. Le vêtement éthique a même son propre salon (« ethical fashion show ») et ses événements plusieurs fois dans l’année. Le premier phénomène de croissance du vêtement éthique est venu par des tenues de sport et de détente, la diffusion de t-shirts, du street-wear (Idéo, Veja, Naskigo…), puis avec un style plus classique (Seyes). Plus récemment, de nouveaux créateurs éthiques tels que Les Fées de Bengale ou Machja se sont lancés dans des styles plus fins et chics.

Je n'en dis pas plus pour le moment...

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